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Comment mieux gérer sa colère Episode 1/2

Les émotions négatives

Et si nous définissions ce que nous appelons colère…

En psychologie, la colère est considérée comme une émotion secondaire liée à une blessure physique ou psychique, un manque, une frustration. La colère est une émotion qui traduit notamment de l'insatisfaction. Elle est vécue à l'égard de ce que nous identifions, à tort ou à raison, comme étant "responsable" de notre frustration. Nous éprouvons donc de la colère envers "l'obstacle" à notre satisfaction. Vous vous êtes certainement déjà mis en colère. Aussi connaissez-vous ce sentiment de tension accumulée qui précède la crise, puis l'explosion d'énergie incontrôlée, mais spécifique, de cet état d'esprit. De l’agacement à la fureur, la colère nous fait passer par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Selon Lise Bourbeau (« les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même »), la colère est une émotion primaire, comme la tristesse, la joie, la peur... Tous les êtres humains la partagent, mais tous ne l'expriment pas de la même façon. Elle distingue la colère de l'agressivité, qui est plus de l'ordre du tempérament. La colère est donc l'émotion qui traduit l'agressivité. Cette agressivité, que l'on qualifie de saine, est considérée comme une donnée utile pour vivre, car elle permet de se défendre et donc de se faire respecter. Faire preuve d'agressivité, à une dose normale, ajustée et ponctuelle, c'est avoir conscience de soi et défendre son intégrité comme son territoire. Elle est également une pulsion vitale. Un nourrisson réclamera par exemple à manger à ses parents, en poussant des cris de colère terribles, qui réveilleront ses parents au beau milieu de la nuit. Il exprime là un besoin vital. Manifester sa colère est donc un symbole de survie, psychique comme physique. Certains ont pourtant du mal à se mettre en colère alors que d'autres ne cessent de hurler...

Les traductions pathologiques de la colère se déclinent sur quatre registres différents :

- la colère étouffée, disparue. Ce sont les gens qui sont incapables de se mettre en colère, qui ne savent jamais se défendre. - la colère rétro-réfléchie : au lieu de l'exprimer, on enferme sa colère et on la retourne contre soi. Cela peut avoir des conséquences psychosomatiques graves (ulcères...). - la colère défléchie : c'est une colère déviée sur autre chose que son vrai but. En colère contre sa femme, un mari s'en prendra plutôt aux enfants. C'est trouver un exutoire à sa colère, mais pas le bon. - la colère hypertrophiée : une colère trop forte, toujours dans l'excès, disproportionnée par rapport à sa raison, et qui peut pousser l'individu à des actes de violence. Mais attention, nous parlons de pathologie quand une personne exprime (ou non) sa colère sur un seul de ces quatre modes, et toujours le même.

A l’origine de la colère

La colère se loge au niveau de notre cerveau reptilien, dans notre système limbique ainsi que dans notre cortex frontal. Ce dernier participe à la perception consciente des émotions. Cinq blessures principales sont à la base de la colère : la trahison, le rejet, l'abandon, l'humiliation et l'injustice. Tant et aussi longtemps que les blessures ne seront pas réglées par le pardon véritable, elles demeureront des plaies ouvertes qui feront mal à chaque fois que quelqu'un ou une situation viendra réveiller ou toucher cette vieille blessure.

Pouvons-nous apprendre de nos colères ?

Lorsque nous sommes dans notre cœur, nous n'accusons pas l'autre et nous pouvons nous exprimer calmement en nous plaçant dans la peau de l'autre. Au niveau de l'âme, nous savons que nous attirons ces personnes et ces situations pour nous aider à devenir conscients de ce qu'il nous reste à régler. Une saine gestion de la colère va de pair avec l'attitude qui consiste à porter la responsabilité de sa vie. Lorsqu'au contraire on considère les autres (ou la vie elle-même) comme responsables d'assurer notre bien-être, on est naturellement porté à les accuser de nos frustrations. Il est donc faux d'affirmer que la colère est "mauvaise conseillère" ou encore qu'elle provoque l'emportement. Ce sont plutôt les blocages dans le processus émotionnel ou les erreurs dans l'attribution des responsabilités de notre satisfaction qui expliquent nos faux pas.

Si nous trouvons facilement le déclic qui a provoqué notre ire, nous n'en distinguons pas forcément l'objectif : que voulons-nous exprimer à travers notre colère ? La frustration de celui qui est persuadé qu'il ne vaut rien et qui n'a trouvé que ce langage pour se faire remarquer ? Un sentiment d'injustice très fort à chaque petite remarque formulée, sentiment qui vient tout droit de l'enfance ? Et que veut-on exprimer quand nous n'osons pas nous mettre en colère ? La peur de mettre l'autre en colère ? De ne plus en être aimé et de le perdre ?

Cette démarche est complexe, et il peut d'ailleurs être utile de se faire aider par un thérapeute. Mais elle est riche car il faut tout d'abord comprendre et reconnaître sa colère, pour la libérer et s'en libérer.

En octobre 2019, je vais me former à un outil puissant pour mettre fin à toute réactivité émotionnelle excessive et phobie. Il s’agit de NEMO (basée sur TIPI), une technique de nettoyage émotionnel, efficace et rapide pour mettre fin à toute réactivité émotionnelle excessive et phobie.

La colère peut être salutaire

Elle peut dans certaines circonstances nous permettre d’évoluer, elle peut servir de carburant pour modifier ce que nous considérons comme injuste… Cela étant, elle pompe la plupart du temps de l’énergie en nous, qui n’est pas utiliséé à autre chose.

Dans le prochain article, je vous partagerai des conseils pour mieux gérer votre colère...